Mesdames, Messieurs les membres du conseil d’administration et chers collègues, 

L’an dernier, j’avais pris la parole pour rappeler l’importance du dialogue, de la confiance et du collectif dans le fonctionnement de l’action sociale. 

Un an plus tard, il est possible de formuler un constat. Le fonctionnement de cette instance reste marqué par des tensions. Cela n’enlève rien à l’engagement de celles et ceux qui font vivre cette association. Je ne vais pas revenir sur les événements. Nous les connaissons tous. 

L’enjeu est ailleurs, dans les effets que cela produit. 

L’assemblée générale reste un temps privilégié. À ce titre, elle constitue le lieu central de mise en cohérence des échanges et des orientations. C’est à ce moment que se construit le cap collectif, dans un cadre partagé et assumé. C’est aussi le moment naturel pour les organisations syndicales, pour s’exprimer, porter une vision et contribuer à la construction d’une feuille de route. 

À partir de là, la question utile est simple : 

comment garantir un fonctionnement permettant à l’association de remplir pleinement sa mission ? 

Cette question nous engage collectivement, sur la capacité à poser un cadre de fonctionnement stable, lisible et partagé. Un cadre qui permette des échanges structurés, des désaccords exprimés normalement et des décisions prises dans des conditions opérationnelles. Un fonctionnement clair, qui limite les interprétations et qui évite les jeux implicites. Parce que ces mécanismes fragilisent les échanges et détournent l’énergie de l’essentiel. Il s’agit d’un prérequis pour la mission portée par l’association. Parce que l’APAS est un outil, un outil au service d’une action sociale. Et un outil n’est efficace que si son fonctionnement est maîtrisé. 

Cela suppose, en permanence, de rester attentif aux besoins. 

Aux besoins des collègues, bien sûr, qui évoluent et qui demandent écoute et adaptation. 

Mais aussi aux conditions dans lesquelles cette action est portée. 

Parce qu’une action sociale ne peut être efficace que si celles et ceux qui la font vivre disposent d’un cadre leur permettant de s’engager pleinement. 

Cela suppose également de reconnaître qu’exercer des responsabilités, dans ce type d’instance, expose. 

Cela fait partie du rôle. 

Mais cet engagement ne peut tenir dans la durée que si le cadre permet de l’exercer sereinement, sans fragilisation inutile. 

Pour ce qui concerne mon organisation, le mandat confié à l’administratrice repose sur une confiance claire dans sa capacité à exercer ses responsabilités de manière pleine et entière. 

Cette confiance participe directement à la qualité du fonctionnement collectif. 

Les conditions d’un fonctionnement stabilisé existent. 

Elles ne reposent pas sur une convergence totale des points de vue. 

Elles reposent sur trois éléments simples : 

un cadre respecté, des échanges maîtrisés, et une responsabilité partagée dans le fonctionnement. 

Ces éléments sont accessibles. Ils relèvent uniquement des pratiques collectives. Chaque acteur de cette instance est en capacité d’apprécier sa contribution au fonctionnement collectif. Si cette exigence minimale est tenue, alors le fonctionnement peut se stabiliser. Et une fois stabilisé, le travail peut se recentrer sur l’essentiel : 

la mission sociale. 

Celle pour laquelle cette association existe et pour laquelle elles et ils comptent sur nous, nos collègues le méritent. 

Enfin, je crois sincèrement que nous pouvons, collectivement, reconnaître ce que nous faisons ici, nous en remercier et en être fiers. 

Je vous remercie de votre attention. 

Christophe LOUIS-CASTET 

Secrétaire national CFTC